L’excellent média Tedium vient de publier une rétrospective sur l’histoire du JPEG (en anglais) qui explique comment le format .jpeg – et la compression avec perte qu’il permet et encourage – est devenu le principal moyen de partager des photos numériques sur internet depuis sa publication en 1992.
Pour résumer l’article (mais lisez-le quand même !), le JPEG s’est imposé comme format d’image de référence parce qu’il s’agissait du premier format standardisé permettant une bonne compression avec perte, tout en conservant une puissance de calcul limitée.




Ces images d’illustration sont issues de l’article d’Ernie Smith précité.
Cependant, le JPEG est aujourd’hui concurrencé par des formats plus récents et plus efficaces, tels que les formats AVIF and HEIC, mais surtout par le format WebP créé par Google (que j’utilise par exemple sur ce blog, pour toutes les images d’illustration).
Le format WebP est un bon exemple de la difficulté qu’ont ces nouveaux formats à s’imposer. Même s’il est aujourd’hui compatible avec 97% des navigateurs internet utilisés dans le monde (et avec 100% des navigateurs récents), de très nombreux logiciels et plateformes de réseaux sociaux n’acceptent toujours pas les fichiers WebP en entrée.
Cela peut se comprendre : rendre son logiciel compatible prend du temps, et le temps que ce format finisse de se démocratiser, il sera probablement supplanté par un nouveau format plus efficace…